La puissance de Dieu !

 

 

   Nafs

 

Les gens auront toujours besoin de tenir les rênes de leur malveillant (nafs), car les désirs et les habitudes sont comme des poisons mortels et de lourds boulets qui les poussent vers l’abîme.

 

   Combattre et maîtriser son nafs

bouillon

Nafs est cette âme toujours incitatrice au mal. En disant : “Je ne m’innocente cependant pas, car l’âme est très incitatrice au mal, à moins que mon Seigneur, par miséricorde, ne la préserve du péché. Mon seigneur est certes Pardonneur et très Miséricordieux”, le Prophète Joseph nous a très bien informé de la nature du moi charnel.

 

Le Prophète nous a légué cette belle prière : “Ô mon Dieu, je cherche ta protection contre la faiblesse, la paresse, la peur, l’avarice, la vieillesse et le châtiment de la tombe. Ô mon Dieu, accorde la piété à mon âme. Purifie-la, car tu es le meilleur purificateur. Tu es le maître et le propriétaire de l’âme. Ô mon dieu, je cherche ta protection contre le savoir qui n’a aucune utilité, le cœur qui ne craint pas, l’âme qui ne rassasie pas, et la prière qui n’est pas acceptée”.

Dans une autre supplication semblable, le Prophète a cherché refuge en Dieu contre le mal de son âme et contre tout ce qu’elle pourrait lui apporter de malheurs.

 

    L’importance du jeûne :

 

En ce sens, le jeûne a valeur de bouclier contre la fornication qui, entre autres, met en danger la vie du foyer.

 

Le prophète a conseillé le jeûne à ceux qui n’avaient pas les moyens de se marier, car le jeûne est un bouclier qui protège du péché.

En effet, le meilleur moyen de maîtriser le moi charnel est de jeûner. C’est pourquoi le jeûne, qui est obligatoire dans beaucoup de religions et est accepté comme un moyen de montrer sa crainte et sa vénération pour Dieu, autrement-dit sa piété (taqwa), a été établi comme un pilier de l’Islam.

 

D’ailleurs, Dieu dit : “Ô les croyants ! On vous a prescrit le jeûne comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété”.

Le jeûne est un mors et une bride que l’on attache au moi charnel (nafs). Ainsi, brise-t-il le joug pharaonique, comme le raconte ce hadith : “Le Tout-puissant donna plusieurs sortes de châtiments au nafs. Il l’a d’abord brûlé dans le feu, puis lui a demandé : ‘Qui es-tu et qui suis-je ? Le nafs répondit : ‘Tu es toi, et je suis moi’. Là-dessus, Dieu le dompta en l’affamant.

 

  Ramadan :

Siyâm

“Les croyants, quand ils s’aiment, qu’ils ont pitié les uns des autres et qu’ils nourrissent une affection mutuelle, sont tels un corps. Si l’un de ses membres se plaint, les autres gémissent, ont de la fièvre et n’arrivent plus à dormir”.

 

Ainsi, les croyants se sentent comme les membres d’un même corps et ce sentiment renforce la solidarité et l’amitié au sein de la communauté.

Le fait que tous les membres d’une famille s’attablent au même moment autour d’une même table pour attendre ensemble l’instant de la rupture du jeûne (iftar), lie et rapproche un peu plus de ces individus les uns des autres.

 

Cette attente de l’iftar a pour effet d’augmenter l’amour et la cohésion qui existent entre les membres de la famille, et est donc importante pour la construction de la famille sur des bases solides.

Cela est d’ailleurs l’une des sagesses derrière la recommandation islamique de s’attabler en famille, d’attendre ensemble l’instant du repas, et aussi d’inviter les proches, amis, voisins et même inconnus à ce dîner.

 

L’attente commune de cet instant renforce les liens d’amitié avec toutes les personnes attablées, y compris celles que l’on ne connaît pas.

La faim adoucit notre cœur et le remplit de tendresse pour autrui ainsi que pour toute chose vivante.

Il ne nous reste alors ni envie ni énergie pour l’hostilité et la rancune. Ces sentiments affectueux continuent après le Ramadan, car le jeûne est une période de formation.

Ramadan 2018 commencera  entre le 16 et le 17 mai 2018.