Esclavage moderne : 40 millions de cas dans le monde

 

“Le développement de l’esclavage bénéficie actuellement de plusieurs facteurs.

D’une part, les nouvelles technologies de la communication permettent aux mafias de crime, d’étendre leurs activités à l’échelle internationale, et de trouver des solutions de repli très rapides, déjouant toutes les investigations.

D’autre part, les mouvements migratoires ont pris une telle ampleur, que les pouvoirs en place les maîtrisent de moins en moins, ce qui permet de fondre la traite des esclaves dans l’anonymat des foules, que véhiculent en tous sens charters officiels et passeurs clandestins.

Enfin, la mondialisation permet aux nouveaux patrons que sont les actionnaires de s’effacer dans l’anonymat, sans chercher à connaître les réalités de l’emploi, du moment que les dividendes continuent à tomber.affiche_canada_traite_0

Ils délèguent ce soin à des PDG inconditionnellement soumis à l’exigence du profit ou à des sous-traitants que personne ne contrôle.

Dans ces conditions, l’emploi massif d’esclaves pourrait fort bien, être une hypothèse d’avenir, si une réaction brutale et rapide ne s’y oppose pas, car en la banalisant, on finit par faire accepter cette situation par l’opinion internationale, qui s’en rend la complice passive.

Nous avons connu naguère l’expérience nazie qui prouve que ce cauchemar peut devenir réalité !

Le recrutement de milices privées, et la constitution de groupes déviants apparentés à la grande criminalité, se banalisent lorsque le recrutement de main-d’oeuvre esclave atteint un certain niveau, ce qui est en contradiction avec les règles de l’état de droit.

 

 L’insuffisance des lois :830x532_comite-contre-esclavage-moderne-suit-actuellement-quelque-170-signalements-france

Lorsque l’on voit que cette criminalité, officiellement dénoncée par les rapports de l’Organisation des Nations unies (ONU), continue régulièrement sa carrière, il faut bien admettre que la mollesse des pouvoirs en place pour faire appliquer la législation répressive, plonge ses racines, dans une complicité que l’on n’hésitera pas à qualifier active.

Il est donc indispensable, que la lutte soit organisée par les instances internationales, et les gouvernements en place, avec la collaboration des ONG (organisation non-gouvernementale), qui, elles s’y consacrent depuis plusieurs décennies.

Pour mieux comprendre la situation dérisoire de la lutte contre les formes d’esclavage moderne, il n’est pas inutile de jeter un regard sur ce qui se passe en France, pays qui, théoriquement, affiche le respect des droits de l’homme comme fondement identitaire.

La commission parlementaire française d’enquête sur l’esclavage moderne reconnaît l’insuffisance de la législation dans ce domaine.

“Lorsqu’il s’agit de crime contre l’humanité, tel que le prévoit l’article 212-1 du code pénal, l’esclavage est un crime contre imprescriptible.

Cependant, les situations d’esclavage moderne ne pouvant prétendre à cette qualification juridique, leurs régimes de prescription, obéissent dès lors, aux règles du droit commun.

Ainsi, en application des dispositions des articles 7 et 8 du code de procédure pénale, la prescription en matière criminelle, est de dix années révolues à compter du jour où le crime a été commis”, extrait de “Esclavage modernes : mythes et réalités”, de la journaliste française Audrey Crespo-Mara, publié vendredi dernier.

Selon “Audrey Crespo-Mara”, près de 50 millions de personnes dans le monde, sont réduites à une forme moderne d’esclavage (travail forcé, mariage forcé, esclavage pour dettes…).